Hot Pepper, c'est son nom, est donc un magazine gratuit destiné aux habitants des grandes et moyennes villes de l’archipel. En 5 ans le titre est passé du journal disponible dans deux villes seulement (tiens donc !) à la place de mensuel le plus lu au Japon. Ça fait rêver…
L’originalité du concept a été de comprendre très vite les besoins des uns et les envies des autres. Les besoins des petits commerçants d’un côté, qui cherchent à être plus intelligents dans leur façon de s’adresser à vous, avec des manières de plus en plus originales de communiquer. Et l’envie des consommateurs de l’autre côté de s’éloigner un peu des grandes surfaces et de trouver de bonnes raisons de fréquenter un peu plus les commerces de quartier.

La réponse a donc été ce magazine local distribué gratuitement, confectionné par les commerçants avec l’aide de « chargés d’édition » de Hot Pepper, composé de mini-reportages de différents formats sur les commerces avec des privilèges exclusifs offerts par le commerce à quiconque viendra dans son établissement avec le magazine ou le mini-reportage.

Aux premiers, en plus d’un moyen de communiquer original, Hot Pepper a proposé un support vraiment esthétique, avec des photos très pro, et des textes bien pensés présentant le commerce. Les seconds ont eu droit à un magazine pratique, avec des pages rédactionnelles bien faites, agréable à feuilleter et surtout proposant des centaines de bons plans chaque mois.

Aujourd’hui Hot Pepper c’est une des boîtes préférées des Japonais. Le magazine est devenu un réflexe pour savoir où manger un bout, où aller faire du shopping ce week-end, et même pour connaître les nouvelles tendances de la mode, la beauté…

Et depuis quelques temps la marque va même au-delà du papier : site internet dédié à chaque univers de consommation, soirées géantes avec les tout nouveaux produits les plus glamours présentés en avant-première, campagnes de pub excellentes (et primées), c’est simple : au Japon, même Apple passe pour un nain de jardin à côté.

Alors oui, je les entends d’ici les petits malins du fond de la salle, là-bas, collés au radiateur « pfff le Japon c’est pas la France, vous rêvez là les mecs »…
Peut-être, mais comme disait Aerosmith : "Rêve jusqu’à ce que tes rêves deviennent réalité !" (ringard toi même)